_ Pourquoi ? Allez vous me dire pourquoi ?
le saurai-je un jour ou pas ?
Cupidon, Dieu de l'amour tu m'as frappé,
Cependant c'était contre ma volonté.
Grâce à toi, ou plutôt à cause de toi, mon c½ur et ma tête ne son plus du même avis.
Maintenant pour lui je donnerai ma vie !
Seulement ma raison me l'interdit.
Je sens son parfum je n'en reviens pas ,
Le vent me l'offre sur son voile délicat.
La tête me tourne, je vais tomber !
A tout jamais je ne souhaite me réveiller !
J'attendrai à mon balcon comme Juliette,
De vivre enfin moi aussi un conte de fée,
Qu'un pieux baiser me fasse désenchanté,
Et que pareille au matin de ces amoureux chante l'alouette.
Pourquoi suis-je devenue comme ça ?
N'a ton jamais le choix ?
C'est mon Être, c'est mon âme, c'est mon corps.
Désormais entre mon c½ur et ma raison il n'y aura accord.
Pourquoi a-t-il fallut aimer l'interdit ?
J'ignorais que mon âme raisonnable eut laissé ce magnifique Être, être choisit.
Ho non ! Que disais-je, à mon amour je dois fermer la porte.
Je ne dois pas m'emporter de la sorte.
Après tout c'est un homme ordinaire,
Malgré ses yeux bleu, son charisme et sa douceur légendaire.
Ne ressemblais-je pas à ce personnage de Racine :Titus dans son monologue d'une grande délibération ?
Tous deux nous souffrons d'un amour impossible torturés d'une forte passion.
Mon amour n'est pas roi étranger,
Mais je ne peux cependant l'aimer.
J'abhorre l'amour.
Ce piège infernal qui fait de la nuit le jour.
Cette douce douleur,
Qui en vient à me faire peur.
Pourquoi seigneur, pourquoi ?
Il me semble que mon sang devient impur,
Mon c½ur se sert, je n'en peux plus c'est trop dur.
Seigneur devenez Créon et condamnez moi à mort
Je me suis crue Juliette mais je ne suis qu'Antigone. J'ai eu tors.
Pourquoi ? Je sais pourquoi !
Maintenant qu'il est trop tard et je le sens en moi,
Je n'ai plus honte de rejeter la faute sur vous !
Vous avez le beau rôle, la joie ; les miracles, on vous attribue tout !
Moi je vous rends responsable de mon malheur,
De mon corps, de mon âme, de mon c½ur qui brûle,
De son regard posé sur moi à toute heure,
Et de ces nuits noires seule qui font que j'hurle !
Comme le dit si bien Pascal « le moi est haïssable »,
Alors c'est ainsi que l'amour me rend périssable.
Si mon sang devient poison c'est que c'est le même qui coule dans les veines de mon amour.
Comme Antigone je ferais désormais tout pour lui,
Je vais être punie,
Je le sens c'est mon tour.
Ma vie c'est mon amour, mon corps devient la mort.
Je n'aurai imaginé, que par amour un jour je mourrai.
Et qu'entre la terre et tout l'Univers ;
Celui dont je sois tombée amoureuse soit mon frère.